Vivre en Espagne pour sa retraite : alternative intéressante ? 1


vivre-en-espagne

L’Espagne est un pays paradisiaque: climat méditerranéen, spécialités culinaires de renommée et  douceur de vivre légendaire. Pensez-vous passer votre retraite en Espagne ? Les Français en font leur destination touristique favorite. En parallèle, de plus en plus de seniors français sont séduits par l’idée d’aller s’installer dans la péninsule ibérique après leur admission en retraite.

Beaucoup ont déjà franchi le pas et profitent tranquillement des nombreux avantages fournis par l’Espagne depuis qu’ils ont quitté le monde professionnel. En effet, la vie en Espagne est 10% moins chère qu’en France et les retraités peuvent rentabiliser leur expatriation à condition de suivre quelques formalités.

Vivre en Espagne et profiter de l’immobilier espagnol ?

 

Depuis la hausse de l’espérance de vie et le recul de l’âge de vieillesse, la retraite est pour beaucoup le point de départ d’une nouvelle vie. D’où le départ pour vivre à l’étranger. Si le quart des retraités français expatriés choisit de partir vivre en Espagne, l’attraction de l’investissement immobilier local y est pour beaucoup. Voici les points essentiels pour l’achat de maison dans la péninsule.

  • Les démarches administratives : la carte d’identité pour un étranger (NIE) est un document indispensable à tout non-citoyen espagnol souhaitant acquérir un appartement en Espagne. Après le délai de 30 jours accordé aux droits des tiers, le retraité peut procéder à la légalisation de son achat par l’Escritura (l’acte d’achat visé par un notaire). Il sera par la suite soumis par la plusvalia (impôt sur la plus-value du prix du bien).
  • Les astuces personnelles : le système espagnol recèle quelques particularités qui ne sont pas toujours avantageuses pour les expatriés. Premièrement, il faut visiter personnellement l’appartement à acheter. Ne pas s’engager hasardeusement dans un paiement au comptant (c’est très courant en Espagne avec une possibilité de négocier le prix) sans se renseigner au préalable à propos des droits des tiers. Prendre des informations sur les régions qui sont à la fois agréables à vivre et dont l’immobilier est moins cher. Enfin, rester vigilant sur le prix non officiel (autre pratique en Espagne qui déclare aux autorités un prix inférieur au prix réel). Ceci peut engendrer une perte grave sur la plus-value si l’acheteur est amené à vendre immédiatement son bien (cas de retour précipité en France par exemple).

Partir vivre en Espagne : comment sortir gagnant de la fiscalité ?

 

D’emblée, il convient de mentionner l’existence de l’accord signé en 1995 par la France et l’Espagne qui protège chaque ressortissant des deux pays contre une éventuelle double imposition. Ci-dessous le point important de cette convention est la résidence fiscale : sera considéré comme résident fiscal espagnol le Français (retraité) qui a son foyer d’habitation permanent qu’il occupe de façon durable en Espagne à partir du 183ème jour qu’il a passé dans le pays. Voici ce qui en découle :

  • Pension de retraite de source privé et rente viagère : selon l’article 18 de la convention fiscale franco-espagnole, ces deux sources de revenus sont imposables uniquement dans l’État où le bénéficiaire est résident. En étant domicilié en Espagne, l’expatrié retraité est exonéré de la contribution sociale généralisé de 6,60% et de la contribution au remboursement de la dette de sociale de 0,5%.
  • Pension de retraite versée par l’Etat français : d’après le même article 18, ce type de pension reste imposable en France. Donc, pas d’inconvénient ni d’avantage à proprement parler pour les fonctionnaires ou les militaires retraités.
  • Impôt sur le revenu : la crise financière subie par le pays a contraint son gouvernement de réviser le taux de l’IRPF (Impuesto sobre la Renta de la Personas Fisicas. La loi de finance respective des deux pays est en défaveur de l’Espagne : le revenu inférieur 9690 euros est non-imposable en France tandis que de 0 à 17 700 euros, le revenu espagnol est taxé à hauteur de 24,75% ; en France le taux d’imposition de 41% s’applique pour la tranche entre 771 755 et 156 956 or que ceci s’applique pour la tranche entre 33 000 à 53 400 en Espagne et enfin le plafond est à 45% tandis que c’est 52%. Les analystes avancent néanmoins que ce taux va baisser après 2015.
  • Impôt sur la fortune : exonéré avant 2011 puis remis sur les rails à cause de la difficulté financière du pays. Il est pourtant prévu d’être supprimé à partir 2016.

S’expatrier en Espagne : assurance maladie régime espagnol ou régime français ?

 

A savoir !
Les expatriés résidants en Espagne n’ont pas besoin de rentrer au pays pour se soigner  vu la qualité de soin de santé existant sur place. Cependant, pour bénéficier de leur droit en assurance maladie, le retraité est amené à bien choisir entre les deux dispositifs suivant.
  • Le formulaire S1 : c’est un document que chaque retraité candidat pour prendre sa retraite à l étranger dans un des pays de l’Espace Economique Européen (les pays membres de l’UE plus l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège) doit retirer auprès à sa caisse de retraite. Avec ce document, les droits à l’assurance maladie de la personne seront transférés en Espagne. Il en découle que les frais médicaux seront pris en charge selon la législation espagnole.
  • La Caisse des Français à l’Etranger: l’adhésion à la CFE permet de continuer à bénéficier du régime français de l’assurance maladie. Vu que le régime de sécurité sociale espagnole est moins avantageux que celle de la France, la souscription à la CFE est une solution judicieuse pour les citoyens français.


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Commentaire sur “Vivre en Espagne pour sa retraite : alternative intéressante ?

  • Goudeau Claude

    Bonjour,
    Pouvez-vous me confirmer qu’à ce jour l’exonération de la contribution sociale et effective ?
    Cordialement
    ( l’expatrié retraité est exonéré de la contribution sociale généralisé de 6,60% et de la contribution au remboursement de la dette de sociale de 0,5%.)