Location meublée : une réforme fiscale prévue !


La location meublée est très prisée auprès des propriétaires bailleurs. En effet, elle est considérée comme moins déplaisante et plus rentable que la location nue classique. Même si avec les locations meublées, les dépenses pour l’équipement du logement sont plus importantes au départ, ils sont amortis rapidement et la rentabilité est bien meilleure qu’un logement de standing et de taille équivalents loué nu.

Pourtant, dans le domaine de la fiscalité qui s’applique aux locations, l’année 2018 est notamment marquée par plusieurs changements importants. En matière de fiscalité, dans une location meublée, les revenus locatifs sont considérés comme des bénéfices industriels et commerciaux. Les propriétaires bailleurs ont ainsi le choix entre le régime réel ou le régime simplifié, micro-BIC.

 

Réforme fiscale : le nouveau seuil du micro-BIC

De nouvelles dispositions devraient s’appliquer pour cette année 2018. En effet, L’article 10 du projet de loi de Finances pour 2018 prévoit d’augmenter formellement les plafonds de chiffre d’affaires ou de recettes du régime simplifié micro-BIC. Cela a pour but de simplifier la vie des entrepreneurs, qu’ils soient artisans, commerçants ou professions libérales. Ainsi, pour les locations meublées hors locations saisonnières classées, le seuil du micro-BIC passerait ainsi de 33 200 euros à 70 000 euros par an.

Tandis que pour les locations meublées saisonnières classées, le seuil passerait de 82 800 euros à 170 000 euros par an.Il est à noter que le régime du micro-BIC s’applique automatiquement, pour l’année 2017, tant que le montant des loyers bruts perçus n’a pas atteint le seuil de 33 100 euros, ce qui représente 2 700 euros par mois.

Le bénéfice imposable calculé après un abattement de 50 % est taxé dans la catégorie de l’impôt sur le revenu. Enfin, si les loyers perçus étaient inférieurs à 23 000 euros, vous deviez ajouter 15,5 % de prélèvements sociaux. A partir de cette année, ils passent à 17,2%et sont calculés sur le montant des loyers après abattement.

 

Qu’en est-il du régime réel ?

Bien qu’il soit plus contraignant, le régime réel n’est pas moins intéressant pour les bailleurs, même si les seuils du régime micro-BIC ont augmenté.En effet, le régime réel permet de déduire les amortissements ainsi que la totalité des charges essentielles à l’activité de loueur meublé.Toutes ces dépenses cumulées peuvent rapidement atteindre et dépasser le montant de l’abattement de 50 % prévu dans le cas du micro-BIC, pouvant ainsi effacer l’ardoise fiscale tout en conservant la trésorerie des loyers perçus.

En somme, certes le micro-BIC est plus simple en pratique, mais le régime réel est fiscalement bien plus intéressant. Il est bon de savoir que l’option pour le régime réel est valable pour un an et reconductible tacitement pour la même période.

Par ailleurs, il est toujours possible de choisir le régime réel jusqu’à la date limite d’envoi de la liasse fiscale nécessaire pour déclarer au réel soit le 3 mai 2018, si vous avez débuté l’activité de location meublée courant 2017.

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