Faut-il investir sur les valeurs pétrolières et parapétrolières en 2018 ?


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Comment parier sur la bourse ? Comment miser en bourse sur les actions pétrolières ? Depuis le début de l’année, les cours du brut se sont sérieusement repris, allant de 45 dollars en juin dernier à 68 dollars, le 4 janvier dernier, soit un gain de 50% sur un semestre. Evidemment, ce regain est justifié par la fermeture pour travaux d’un pipeline fissuré. Suite à la dernière vague de froid aux Etats-Unis, il y avait aussi une hausse de produits distillés. Cependant, le WTI du Golfe persique, l’autre indicateur pétrolier de référence, suit le même chemin, avec un cours à 62 dollars, pour la troisième séance de l’année. Le progrès est de près de 33% sur la même période.

 

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Doit-on rester ou revenir sur des secteurs pétroliers et parapétroliers en 2018 ?

Avec un prix qui s’est envolé de près de 50%, on remarquait une hausse des actions d’entreprises appartenant au secteur. Au premier rang, il y a les sociétés spécialisées dans les services pétroliers. Ainsi, Vallourec a gagné jusqu’à 43% en bourse, en moins de cinq mois. Sur la même période, TechnipFMC s’est redressé de 34%. En pleine restructuration financière, CGG a forcément connu un parcours plus irrégulier… Cependant, la hausse du pétrole semble s’essouffler, depuis quelques jours.

Cette baisse pèse également sur les cours des parapétroliers cotés à la Bourse de Paris. Tandis que le Cac 40 gagnait 9,26%, seuls Rubis, Repsol et Esso faisaient de jolis rendements avec respectivement 55% pour le premier, 18,1% pour le deuxième et 37,93% pour le titre coté à Paris du troisième. Malheureusement, même avec des jolis rendements attendus cette année, les actions restent relativement bon marché.

Par ailleurs, d’autres producteurs affichent des rendements juteux avec des valorisations « flat » et des parcours 2017 « en demi-teinte ».  Malgré un rendement de 5,39%, après n’avoir gagné que 2,38% en 2017, Total cotait 47,48 euros au début de l’année, et se négocie 12 fois les bénéfices escomptés cette année. Avec un Per 2018 proche de 19 pour un cours de 14, 25 euros, ENI est beaucoup plus cher. Il a cédé 9,8% sur un an. Malgré un gain annuel de 1,96%, un Per 2018 de 17,4 sur la base d’un cours de 528,5 Livres, le meilleur rendement revient au titre BP coté à Paris.

 

Pourquoi les leaders ne profitent pas de la hausse des prix du pétrole ?

Depuis un an, le cours de Bourse des majors européens a été peu sensible à la remontée du brut. Plusieurs causes peuvent en effet expliquer ce phénomène de décorrélation. Tout d’abord, il y a l’évolution des parités de change. En effet, les ventes de pétrole produit par le groupe français sont libellées en dollars, qui a plongé à un plus-bas de trois ans. Ainsi, ce chiffre d’affaires s’en trouve amoindri, une fois converti en euro.

Ensuite, les leaders du secteur ont diminué fortement leurs dépenses, après avoir sur investi dans les années 90, notamment dans l’exploration de nouveaux gisements et l’accroissement de leurs capacités de production. Afin de mieux protéger les flux de trésorerie, ils ont dû réduire l’effet de levier de l’endettement, donc le dividende. Par ailleurs, le risque d’une poursuite de la baisse du dollar n’est cependant pas à écarter, c’est une des raisons pour lesquelles, en bourse, les leaders du secteur ne profitent pas de la hausse des prix du pétrole.

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